Pourquoi j’ai décidé d’accompagner des personnes ayant vécu un burn-out ou qui sont en phase d’épuisement professionnel ?

Parce qu’il y a quelques années, j’étais tout près d’en vivre un.

Je n’ai, par chance, pas vécu la chute énorme et brutale qu’est le burn-out, lorsque le corps lâche entièrement, lorsque le courant est coupé…🔌

Et que nous sommes complètement vidés de l’intérieur, des morceaux de nous éparpillés, à recoller.

Je n’ai pas connu la douleur que c’est, de ne plus pouvoir s’occuper de sa famille, de ne même plus savoir s’occuper de nous, d’être tombé au plus bas, jusqu’à comme certains l’ont été, hospitalisés, et nécessitant une aide quotidienne pour des gestes auparavant aussi simples que naturels.

Non je n’ai pas connu cette souffrance que c’est, de devoir remonter la pente, de réapprendre à faire ce que nous savions faire avant, petit pas par petit pas, marche après marche, comme des mini victoires pour chaque chose que nous sommes capables de faire à nouveau.

Je n’ai pas connu cet enfer.En revanche j’ai connu le chemin qui y mène.

Le chemin qui vous a mené au burn out est propre à vous-même.

Mais plusieurs points communs se retrouvent dans les histoires de chacun…

Certaines cases cochées, et qui m’ont entraîné à frôler avec cette limite, comme :

🟥 Celle où nous avons tellement à faire, que nous courrons tête baissée, et nous nous perdons dans notre organisation et la gestion de nos priorités…

🟥 Celle où on ne sait pas dire non et où nous cumulons la charge de travail comme on encaisse des coups à la boxe, nous sommes sonnés, mais nous tenons encore…

🟥 Celle où nous nous réduisons à ce que nous faisons. Si nous faisons bien nous sommes quelqu’un de bien, si nous faisons quelque chose de travers, nous sommes quelqu’un de mauvais, d’inutile, de nul…

🟥 Celle où nous aimons tellement le travail bien fait, que nous passons beaucoup (trop) de temps sur des détails…

🟥  Celle où on rend beaucoup (trop) service aux autres parce qu’on aime que les autres puissent compter sur nous…

🟥 Celle où nous n’arrivons plus à couper  après le travail », où nous n’arrivons plus à mettre de limites pour que le pro

🟥 Celle où on a tellement à faire et où on veut tellement bien faire, que nous nous mettons une pression qui nous enfonce peu à peu, comme la sensation d’un boulet que l’on traîne et qui devient de plus en plus lourd chaque jour.

🟥 Celle où les Dimanche soir se transforment en souffrance, avec la boule au ventre, et les Lundi matin une torture, où on va travailler à reculons.

🟥 Celle où le stress, moteur autrefois, désormais nous mange à petit feu, nous dévore de l’intérieur…nous rend irritable, parfois désagréable, parfois apathique…

🟥 Celle où nous n’avons plus de joie à faire les choses, nous avons juste un moteur qui continue à tourner à 100 à l’heure et qui nous permet d’être sur le qui-vive et de donner tout ce qu’on peut.

🟥 Celle où une partie de nous aimerait pouvoir stopper, faire un break, mais impossible, nous ne savons pas le faire ou nous ne nous l’autorisons pas ;

Parce que si nous nous reposons quelques jours, qu’adviendrait-il des personnes dont notre travail dépend ? Parce qu’il faut continuer, parce que nous le devons, parce que c’est de notre responsabilité si quelque chose se passe mal !

Avant même de se rendre compte que tout ou partie de ces cases sont cochées, il est parfois déjà trop tard…Parfois même après un premier burn-out, nous n’avons pas pris conscience de ces choses-là, et lorsque nous sommes requinqués à nouveau, nous repartons tambour battant, dans le même schéma et direction le 2e burn-out…

Pendant des années, on peut s’oublier, s’éloigner de soi-même sans s’en rendre compte. Pris par notre quotidien, rongé par les enjeux et les responsabilités, nous courrons à tue-tête…

Jusqu’au jour où il y a la goutte fait déborder le vase…

J‘ai eu la chance de savoir sortir la tête de l’eau à un moment où cela devenait très difficile pour moi. Plusieurs choses m’ont permis de le faire, c’est toujours un ensemble, mais parfois ce qui nous manque le plus c’est ce petit déclic à l’intérieur, celui où nous sommes prêts à changer…

J’ai beaucoup appris sur moi-même pendant cette période et j’en apprends encore chaque jour.

Parce que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais malgré les contraintes, malgré les difficultés, la vie est belle ! 🙌

Alors c’est avec un grand plaisir aujourd’hui que j’accompagne ceux qui ont besoin d’un coup de pouce, pour relever la tête, pour reprendre de l’énergie, pour se pauser et surtout se retrouver. 

Pour commencer un nouveau départ, ou pour se remettre sur de bons rails 🌞, peu importe à quel moment vous êtes, je ferai de mon mieux pour vous y aider. 

Avec bienveillance,

Vianney